Loppsi 2, l’arrivée des mouchards

Loppsi 2, l’arrivée des mouchards

OUCH!

Il y a deux semaines, on revenait sur la Loppsi 2, la loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure. Soit le nouveau plan anti-cybercriminalité (la version 1 date de 2002). Michèle Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur, doit présenter son projet en Conseil des ministres mercredi prochain et de nouvelles informations apparaissent peu à peu. Après le filtrage, la pose de mouchards.

Hier, le Figaro a ainsi confirmé que la Loppsi 2 prévoit d’autoriser la pose de mouchards légaux pour capter des données numériques contenues dans un ordinateur ou qui transite par lui. Le sujet n’est pas nouveau. En février 2008, Michèle Alliot-Marie expliquait que cela permettrait par exemple « la captation de données au moment où elles s’affichent sur l’écran d’un pédophile ou d’un terroriste ». PC Inpact commentait alors : « Le terme de cheval de Troie n’a pas été utilisé, mais la démarche semble similaire. »

Le quotidien, qui s’est procuré l’article concernant « la captation de données informatiques », apporte des précisions. Ce dernier autorise ainsi, « sous le contrôle du juge d’instruction », les Officiers de police judiciaire « commis sur commission rogatoire à mettre en place un dispositif technique ayant pour objet, sans le consentement des intéressés, d’accéder, en tous lieux, à des données informatiques, de les enregistrer, les conserver et les transmettre, telles qu’elles s’affichent sur un écran pour l’utilisateur ». Dans une version révélée par le Monde en juin 2008, il était précisé « telles qu’elles s’affichent pour l’utilisateur ou telles qu’il les y introduit par saisie de caractère ». Concrètement cela impliquait l’enregistrement des touches du clavier, ici absent.

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