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Tag Archives: Fringues

Startrek TNG 101

Culte de la semaine* : Startrek Crash Course –à base des épisodes légèrement extravagants . For Maurice. =)

*Fini Sir Humphrey. Αu cas où on se hâte de se croire enfin-laissé-tranquille —σιγά να μην…!— οn y reviendra bientôt avec une nouvelle série : “Cravates –mode d’emploi”. Il faut ratrapper.

Revisiting Communist Germany’s Fashion Scene

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Marco Wilms clearly remembers an early lesson from his days as an elementary school pupil in communist East Germany. One day, the director drew a crooked tree on a chalkboard. She then explained to the class that her job, and that of the socialist collective, was to bend that tree and make it grow straight.

“It was obvious that she was referring to me,” said Wilms, laughing.

Under a regime that demanded conformity, Wilms preferred individualism, and wasn’t afraid of speaking his mind. He paid the price. As a teenager, he was labeled a “potential enemy of the state” and barred from finishing high school, despite top grades. Instead of applying to art academies as planned, he spent the next three years waking up at 6 a.m. to work at a factory making fish hooks.

But when a scout spotted Wilms at a disco and recruited him to join East Germany’s elite cadre of state-sanctioned models, Wilms finally found his niche: Pulsating on the fringes of East Germany’s highly regulated mainstream fashion world was a brazen alternative scene that reveled in self-expression, subverting precepts of how a citizen of the German Democratic Republic (GDR) was to dress and act.

Twenty years after the fall of the Berlin Wall, Wilms — now a fairly ordinary-looking, if sleekly dressed, 43-year-old filmmaker — has documented this thrilling movement. His touchingly personal “Comrade Couture,” which hit German cinemas earlier this spring, combines film footage and photos from the 1980s and revisits four of the scene’s most vivid personalities in an attempt to summon the thrill of freedom and economically unencumbered creativity that lent East Germany’s fashion underground its potency.

Alejandro Jodorowsky*, “La Cravate” (1957)
Jodorowsky’s first film based Thomas Mann’s The Transposed Heads – A Legend of India.

Part ii | Part iii

*Official site (in Spanish)

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Les cravates:

Pina Bausch, “The Man I Love” (Gershwin) from “Nelken” (1983)
“A well tied tie is the first serious step in life.” –Oscar Wilde
Alfred Hitchock, “Frenzy” (The official trailer)
Apollinaire, “La Cravate et la Montre”
“Les Cravates” sur une chanson de Thomas Fersen.
“La corbata. The tie. La cravate. Die Krawatte. Cravatta.つながり”, Animation by J. G. Arrillaga

Neckties, Post Six

Pina Bausch, “The Man I Love” (Gershwin) from “Nelken” (1983)

Previous posts:

“A well tied tie is the first serious step in life.” –Oscar Wilde
Alfred Hitchock, “Frenzy” (The official trailer)
Apollinaire, “La Cravate et la Montre”
“Les Cravates” sur une chanson de Thomas Fersen.
“La corbata. The tie. La cravate. Die Krawatte. Cravatta.つながり”, Animation by J. G. Arrillaga

*The language is ASM (American Sign Language) which is very different from BSL (British Sign Language). It’s quite obvious once you think about it but I found out relatively recently =) –more here.

(Hat tip: A.M. –Also many thanks to Matthias W. for explaining to me all about the evolution of sign languages over pints of ale at L.J.R. )

“A well tied tie is the first serious step in life.” –Oscar Wilde

Wilde

Les sujets britanniques ne sont pas foule à Naples, en ce début de février 1898. Aussi les deux jeunes maîtres d’école attablés devant leurs cafés ne sont-ils pas surpris lorsqu’un inconnu, les ayant entendus bavarder, demande la permission de se joindre à eux. L’immense silhouette un peu molle, les yeux tombants, le sourire mi-ironique mi-amer leur rappellent vaguement quelque chose ; le gentleman a manifestement connu des jours meilleurs, mais il est encore élégant dans son manteau à col de velours, un rien trop ajusté. Parapluie au bras, chapeau melon à la main, il les salue de tout son mètre quatre-vingt-dix, se cale sur une chaise avec aisance et commence à parler.

De quoi ? Peu importe. Ils tombent aussitôt sous le charme de cette voix profonde aux inflexions raffinées, à la diction parfaite, où l’humour le dispute à l’esprit pour faire oublier une érudition sans limites. Pendant une heure, peut-être deux, il parle et cela leur suffit. Oscar Wilde a toujours affirmé que “le premier devoir dans la vie est d’adopter une pose”. Il continue envers et contre tout. Prêt à mourir pour un bon mot. Quelques semaines auparavant, Alfred Douglas, l’homme à qui il a sacrifié sa vie, l’a laissé tomber après avoir mangé sa maigre pension, “l’expérience la plus amère d’une vie amère”, a-t-il dit, en confiant à un ami qu’il avait songé au suicide. “Avez-vous pu imaginer passer à Naples toute votre vie après la vie ?”, a demandé l’ami. “Non, la cuisine est vraiment trop mauvaise !”, a-t-il répondu en riant.

Ce jour de février, il n’a même plus une chemise à se mettre – un domestique a profité de son désarroi pour lui dérober le peu qui lui restait, y compris sa précieuse garde-robe. Mais qui s’en apercevrait ? Il boit, il parle. Les deux jeunes Anglais, éblouis, ne voient pas les consommations qui défilent, la note qui s’alourdit. Elle les fera grimacer tout à l’heure, quand le brillant causeur prendra congé en leur laissant l’addition. Ils ne lui en voudront pas. Au contraire, M. Greene racontera mille fois à son fils Graham sa mésaventure napolitaine : “Songez combien il devait se sentir seul pour consacrer tant de temps et d’esprit à un couple d’instituteurs en vacances !” Après tout, notera Graham Greene, “Wilde payait son verre avec la seule monnaie qu’il eût”. A Naples, il peut encore faire illusion. Pas pour longtemps.

Read Oscar Wilde le déchu (Le Monde, Seul contre tous 10/12)

Frenzy

Το τέταρτο ποστ στη σειρά “H Γραβάτα”* με το τρέιλερ της ταινίας του Alfred Hitchcock Frenzy (1972). Εφιστώ την προσοχή στην γραβάτα που εμφανίζεται στο τέλος –ίντιγκο με λευκά μοτίβα. Το genre/style θα σχολιαστεί σε επόμενο ποστ. Ευρωεκλογές έρχονται, καλή ευκαιρία για sartorial link blogging –Τι να κάνει άραγε εκείνος ο Λύκος;

*Προηγούμενα ποστ στην ίδια σειρά:

Apollinaire, “La Cravate et la Montre”
“Les Cravates” sur une chanson de Thomas Fersen.
“La corbata. The tie. La cravate. Die Krawatte. Cravatta.つながり”, Animation by J. G. Arrillaga